Lettre 16




8/12/28



                          Mon bien cher papa,

Saint-Nicolas – en l’espèce, le soldat 2ème classe Lindanda – m’a apporté hier, avec un jour de retard, ta bonne lettre du 21/10. Je n’avais pas terminé ma lettre à mother, j’y joins un petit mot pour te remercier de la tienne.

Je serai très heureux de recevoir les photos ; j’espère qu’elles seront aussi bien réussies que les groupes de Clervaux pris par Marie. Merci pour le « méta » et les « coins pour photos ». Je suppose que tout arrivera par prochain courrier.

Toujours très heureux des bonnes nouvelles de tous, spécialement de Tensette et des 3 petits. D’après ce que tu me dis, même Dédé et Monique, qu’il n’y a pas un an que je n’ai plus vus, changent tellement que ne je les reconnaîtrais déjà plus … faut pas demander Alice !

J’espère que tout se sera bien passé à Bruxelles, à la vente des meubles du pauvre oncle. Avez-vous bien « profité sur » la large hospitalité des Devaux ?

Alors, tu as déniché les valeurs des mines d’étain des T.O. On m’avait dit dernièrement que la première émission avait été complètement accaparée par les groupes intéressés et que les seules valeurs s’y rapportant étaient des valeurs anglaises cotées à Londres, valeur nominale du 10/- ou Livre 1, je ne me souviens plus très bien. Je pense que ces mines doivent donner très bien, mais c’est le début, il faudra attendre que l’exploitation avance … quelques années sans doute. Il est vrai qu’en bourse, on ne sait jamais et surtout je n’y vois rien !

Mille gros baisers à tous les frères et sœurs, aux nièces et à mon neveu, à tante Maria et à Heusy, etc.
Je t’embrasse, mon cher papa, bien fort et affectueusement.


                          Léon


Et si on dansait ?
Mokolo Ya Missa – Karlyto

La pub de l'époque


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