Lettre 29




1929 Noël à Nouvel An 1930

                             Mon bien cher papa,


Le dernier courrier m’a apporté la lettre de Lucie, une de Suzanne avec un mot d’oncle Maurice et un de tante Luce et une lettre d’oncle Fernand – encore, une longue lettre du chanoine Lenssen …
Merci à Lucie et à Didine de leurs bonnes lettres ; j’y répondrai très bientôt et merci à tous de leurs affectueux souhaits.
Merci des tiens, mon cher papa, et de ton petit mot. J’espère que mes vœux ne seront pas arrivés trop en retard et que les fêtes de Noël et Nouvel An se seront fort bien passées.
Je suis bien triste d’apprendre par toutes les lettres que ta santé laisse beaucoup à désirer et je souhaite de tout cœur que les prochains courriers puissent m’apporter de meilleures nouvelles de toi.
Soigne toi bien, mon cher papa, et prend du repos coûte que coûte puisque tu en as besoin.
Je sais bien que c’est plus facile à dire qu’à faire et qu’il y a des tas d’objections et des tas d’obstacles – mais il le faut absolument – tu vois bien que cela t’a fort mal réussi de prendre si peu de vacances l’été passé. « Du courage et de la patience » tu en as toujours eus – et aussi « de la bonne nourriture » ! c’est du repos que tu n’as pas.

Et voilà, avec ce petit mot, une tartine qui prend les proportions d’un volume …
Je l’ai écrite en prenant plaisir à bavarder (car il n’y a aucune nouvelle sensationnelle !) avec tous pendant ces jours de fêtes. Tout va fort bien ici.
Je te charge, mon cher papa, de mille affectueux baisers pour tous, spécialement pour ma chère mother et t’embrasse bien fort et tendrement.

                                           Léon




Et si on dansait ?
Nzombo, le soir – Defao

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